jeudi 5 juillet 2012

Nécessité d'un examen de conscience à la veille de Ramadan


Nécessité d'un examen de conscience à la veille de Ramadan

La préparation du Ramadan commence par un examen de conscience pour constater sa propre négligence dans la réalisation des exigences des deux attestations et dans l’accomplissement des obligations et l’abandon des sources de plaisir inutile ou suspect.
Le fidèle doit évaluer sa conduite afin que le Ramadan marque une accélération de sa progression dans la foi. Car celle-ci peut augmenter ou diminuer ; l’obéissance l’augmente et la désobéissance l’affaiblit. L’obéissance commence par la réalisation de la vraie servitude envers Allah, exalté soit-Il. Cela est marqué par la croyance ferme qu’Allah est le Seul Qui mérite vraiment d’être adoré et Qui mérite qu’on Lui consacrant toute forme d’adoration sans rien Lui associer en cela. Cette servitude exige aussi de nous une totale conviction que ce qui nous arrive ne pourrait pas ne pas nous arriver et ce qui nous a ratés ne pourrait pas nous atteindre puisque tout est prédéterminé.
Nous devons nous abstenir de tout ce qui s’oppose à la réalisation des deux attestations et nous devons éviter d’introduire des innovations dans la religion. Nous devons aussi et réaffirmer notre alliance et notre désaveu  en nous alliant avec les croyants et déclarant notre hostilité aux infidèles et hypocrites. Nous devons éprouver de la joie quand les musulmans remportent une victoire contre leurs ennemis, suivre l’exemple du Prophète (sas) et celui de ses nobles Compagnons et appliquer Sa Sunna et celle des califes bien guidés qui lui ont succédé. Nous devons aimer la Sunna et ceux qui l’appliquent et la défendre dans les temps et dans toutes les circonstances. 
Ensuite nous devons faire notre propre examen de conscience pour la négligence que nous manifestons dans les pratiques rituelles comme l’accomplissement des prières en groupe, le rappel d’Allah, le Puissant et Majestueux, le respect des droits du voisin des proches et des autres musulmans. Il en est de même de notre laxisme relatif à la recommandation du bien, à l’interdiction du mal, à la recommandation mutuelle de la vérité, à la persévérance en cela, à la persistance dans l’abandon des mauvais actes et dans l’accomplissement des actes cultuels et l’endurance face aux décrets d’Allah le Puissant et Majestueux.



L’examen de conscience doit encore concerner les actes de désobéissance et l’acharnement aux plaisirs. Il s’agit alors de cesser tout acte de désobéissance majeur ou véniel ; qu’il soit accompli à l’aide de l’œil comme un regard porté sur un objet interdit ou par l’oreille comme l’écoute de la musique ou par le pied comme la marche vers ce qu’Allah le Puissant et Majestueux n’agrée pas ou par les mains comme leur usage contraire à l’agrément d’Allah ou la bouche comme la consommation de ce qu’Allah a rendu illicite comme le fruit de l’usure ou de la corruption ou d’autres revenus qui entrent dans la rubrique : spoliation des biens d’autrui.
Nous devrions avoir présent à l’esprit qu’Allah tend la main le jour pour permettre au pécheur de la nuit de se repentir et tend la main la nuit pour permettre au pécheur du jour de se repentir. A ce propos, Allah le Très Haut dit (sens des versets):
«- Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux, - qui dépensent dans l' aisance et dans l' adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui - car Allah aime les bienfaisants -- et pour ceux qui, s' ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d' Allah et demandent pardon pour leurs péchés - et qui est - ce qui pardonne les péchés sinon Allah? - et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu’ils ont fait. - Ceux-là ont pour récompense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien! » (Coran : 3/133-136)
« - Dis: "Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.» (Coran, 39 :53 ) et : «- Quiconque agit mal ou fait du tort à lui-même, puis aussitôt implore d’Allah le pardon, trouvera Allah Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran : 4/110).
C’est avec cet examen de conscience, avec ce repentir et cette imploration du pardon que nous devrions accueillir le mois de Ramadan : « Le vrai intelligent est celui qui se maîtrise et œuvre pour préparer la mort. L’incapable est celui qui s’adonne à la passion et souhaite tout obtenir d’Allah.»
Le mois de Ramadan est certes un mois de profits et de gains. Le commerçant averti saisit les opportunités pour augmenter son capital. Profitons donc de ce mois grâce à la dévotion par la multiplication des prières, la lecture du Coran, le pardon aux autres, la bienfaisance à leur égard et la distribution d’aumônes aux pauvres.
Dans le mois de Ramadan, on ouvre les portes du paradis, ferme les portes de l’enfer, enchaîne les démons et lance chaque nuit cet appel : ô celui qui cherche le bien ! Avance. Ô celui qui cherche le mal ! Recule.
Soyons de bons serviteurs d’Allah fidèles à la tradition des ancêtres pieux et guidés par la Sunna de notre Prophète (sas) de sorte à obtenir à la fin de ce mois béni le pardon de tous nos péchés et l’exaucement de nos vœux et l’acceptation de toutes nos bonnes œuvres.
Sachons que le Ramadan est le meilleur des mois. Ibn al-Qayyim dit : « La comparaison des choses créées par Allah amène à préférer le Ramadan à tous les autres mois et ses dix dernières nuits à toutes les autres nuit.» (Voir Zad al-m’aad, 1/56)





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mardi 3 juillet 2012

Le Dhikr


                                                     Le Dhikr
Le Prophète (aleyhi salat wa salam) a dit :
«Voulez-vous que je vous indique la meilleure de toutes vos actions, celle qui recueille la préférence de votre Seigneur, et qui élève le plus vos rangs ? Celle qui vaut mieux que de dépenser l’or et l’argent, et qui est mieux pour vous que d’affronter vos ennemis, en frappant leurs cols pendant qu’ils frappent les vôtres ? Les compagnons s'écrièrent : Oui ! Qu'elle est-elle, ô Messager d’Allah? Il répondit:  "L’invocation d’Allah" ». (Hadith Sahîh, rapporté par Ibn Majah et Tirmithi)
Le mot arabe « Dhikr » est un nom verbal tiré de la racine trilitère « Dhakara », qui signifie: se ressouvenir. Le Dhikr est dans ce sens le contraire de l’oubli et de la négligence. Les traductions données à ce terme sont nombreuses et varient selon le contexte dans lequel il est utilisé. Une définition générale de ce terme consiste à dire qu’il désigne toute œuvre obéissante à Allah et qui consiste à rappeler Ses innombrables faveurs ou à mettre en garde contre la désobéissance à Ses ordres.
Cette définition englobe donc toute acte d’adoration qui rapproche d’Allah, exalté soit-Il (invocation, évocation, remémoration d’Allah, la lecture ou la récitation du Coran, la prière sur le Prophète (aleyhi salat wa salam) …etc.
Parmi les versets qui incitent le croyant au Dhikr et particulièrement à l’invocation d’Allah nous citons à titre d’exemples les suivants:
« Ceux qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent (s’apaisent) à l’évocation d’Allah, n’est-ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent (s’apaisent) les cœurs » (Coran : 13/28)
«Ô ! Vous qui croyez ! Evoquez Allah d’une façon abondante et glorifiez-Le à la pointe et au déclin du jour. » (Coran : 33/41-42)
« Ceux et celles qui évoquent beaucoup Allah. Allah leur a réservé un pardon et une énorme récompense. » (Coran : 33/35)
Sa'd Ibn Abi Waqqâs (que Dieu l'agrée) rapporte : "Nous étions chez le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) quand il dit : "Qui de vous se sent capable d'acquérir mille bonnes actions tous les jours?"
L'un des assistants lui demanda : "Comment peut-on acquérir mille bonnes actions?"
Il dit : "Il répète cent fois "Soubhànallàh" et cela lui est inscrit comme mille bonnes actions ou le décharge de mille fautes". (Mouslim)
Le Prophète (aleyhi salat wa salam) a dit: « Il n’y a rien que le fils d’Adam puisse faire de mieux pour se sauver du châtiment divin que l’invocation d’Allah, exalté soit-Il. » (Hadith authentique rapporté par Ahmad)
Jabir (que Dieu l'agrée) a dit : "J'ai entendu le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) dire : "La meilleure façon d'évoquer Dieu est de dire : "Il n'y a de dieu que Dieu / la ilaha illa allah "". (At-Tirmidhi)
Abou Moûsa (que Dieu l'agrée) rapporte : "Le Messager de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) m'a dit : "Veux-tu que je t'indique l'un des trésors du Paradis?"
Je lui dis : "Je veux bien, ô Messager de Dieu!"
Il dit : "Répète : "Il n'y a de puissance ni de force que par Dieu / la hawla wa la qouwata illa billah"". (Al-Boukhâri, Mouslim) Comment faire du mois de Ramadan le début d’un changement qui dure ?


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