samedi 27 février 2016

Comportement d'un Musulman



 - Rappelle-toi de ton Créateur en lui obéissant.
 - Ferme la porte au diable, ne le laisses pas se jouer de toi.
 - Le soir en te couchant, ais l'intention de rechercher le repos afin d'être dispos pour les adorations du lendemain.
 - Le matin en te levant, dis-toi voilà une nouvelle journée pour oeuvrer dans le bien et évites le mal.
 - Le mariage apporte le soutien, ne sois pas la cause d'une séparation car tu te retrouveras seul.
 - Invoque Dieu pour ton ami, comme tu aimes invoquer Dieu pour toi.
 - Ne regarde pas les filles dans la rue (pour les garçons), ne regardes pas les garçons da la rue (pour les filles).
 - Ne soit pas vulgaire, restes poli, chaste et réservé.
 - Pense à te corriger et à faire des efforts.
 - Apprend les obligations et attaches-y toi, apprends les interdits et détaches-en toi.
 - Ne parle pas trop de ce qui n'apporte point de récompenses.
 - Ne te met pas en colère, contrôles-toi.
 - Ne profite pas de l'amitié qui s'ouvre à toi.
 - Ne dors pas plus de sept heures.
 - Ne mange pas jusqu'à n'en plus pouvoir, ne gaspilles point.
 - Ne te plains pas de ce qui n'est pas un droit sur toi et éloignes toi de ce qui ne te concerne pas.
 - N'oublie pas ta mère, elle t'a porté et s'est occupée de toi.
 - Accepte le conseil, peu importe comment et qui te le donne.
 - Révise tes cours, relis-les plusieurs fois.
 - Note tes questions et tes réponses, la science c'est l'écriture qui l'attache.
 - Ne reste pas isolé des frères et des soeurs, sinon c'est le diable qui sera le plus souvent avec toi.
 - Fais provisions pour demain, mais sache que la meilleure est la piété.
 - N'oublie pas que tu es pris pour exemple, alors crains Dieu en public comme en secret
 - Pardonne aux autres et ne garde pas ne serait-ce qu'une graine de rancune ou de haine dans ton coeur.
 - Persévère dans la prière, fais-la du mieux que tu le peux, dans le calme et sans te précipiter en considérant que c'est la prière d'adieu.
-Reste souriant, ne fais pas de mal autour de toi.
 - Sois généreux et ne sois pas avare.
 - Rappelle-toi de l'Enfer et fuis ce qui fait y rentrer et rappelles-toi du Paradis et fais ce qui fait y  rentrer.
 - Remercie Dieu pour les bienfaits qu'Il t'a donnés.
 - Patiente durant les épreuves, cela fortifiera ton coeur.
 - Apprend la science obligatoire avant tout et applique-la.
 - N`oublie pas de défendre la religion de Dieu.
 - Utilise le siwak et manges de la main droite car ceci est sounnah (
recommandé).
 - Débarrasse-toi de tout ce qui est mauvais en toi et sois indifférent aussi bien envers l'éloge que le mal des gens.
 - Trouve des excuses à ton conjoint et à tes amis, certes ceci est préférable à la querelle qui fait partir l'amour des coeurs.
 - Le bon comportement apporte l'union et la solidarité alors que le mauvais comportement engendre les séparations et les ennemis.
 - Passe souvent le Salam au Prophète.
 - Ne perd pas ton temps car il est plus précieux que l'or et l'argent.
 - Loin des soucis de ce monde, pleures sur tes péchés et inquiètes-toi de ne pas savoir dans quel état tu vas mourir.
 - Repent-toi, ceci est chose facile : c'est une seconde chance
 - Ne fais pas de mal, l'amitié ne s'achète pas.
 - Invoque souvent ton Créateur, Il est l'Entendant, Le Voyant.
 - Pique-toi si tu t'enorgueillis, le fort c'est celui qui se maîtrise, et reste bon pratiquant.
 - Envers les plus âgés des musulmans sois respectueux, envers les plus petits sois clément.
 - Le pèlerinage est une obligation, fais des économies.
 - Apprend le minimum obligatoire, fais-toi corriger puis deviens à ton tour enseignant.
 - Soi modeste, délaisse la fierté et la prétention.
 - Laisse le surplus de ce bas monde car tu ne pourras rien amener avec toi.
 - Ne te précipites pas et agis avec prudence.
 - Pense à la mort, à ton tour tu seras lavé, mis dans un linceul et enterré.
 - Sois sincère dans les actes de bien.
 - Prend exemple sur les compagnons, suis-les comme ils ont suivi le meilleur des guides, notre bien-aimé le Prophète Mouhammed.
 - Tire des leçons des histoires que tu écoutes.
 - Ne parle pas de tes frères et soeurs en mal.
 - Le Paradis est une vérité et l'Enfer est une vérité, l'un des deux sera ta future demeure.
 - Tu as une raison, sers-toi  comme il se doit.
 - Trop rire fait mourir le coeur.
 - Que ton silence soit méditation, que ta parole soit invocation et que ton regard te serve de leçon.
 - Ne crie pas et n'élèves pas la voix sur ton interlocuteur.

 - Cesse de te plaindre, ceci n'est pas l'habitude des saints et confies tes problèmes à Dieu.


L'Islam et la femme



Un des sujets le plus en vogue chez les détracteurs de l'Islam depuis pas mal de temps est celui de la position de cette religion par rapport à la femme. Combien de fois entendons-nous ou lisons-nous que l'Islam est d'une grande intolérance (plus particulièrement en ce qui concerne les femmes), ou encore que l'Islam ne reconnaît à la femme aucun droit ? Dans les lignes qui vont suivre, nous allons essayer d'étudier brièvement le bien- fondé de ses différentes assertions.

Pour cela, nous commencerons par une analyse comparative de la situation qui était celle de la femme dans le monde avant l'Islam. A partir de là, il nous sera plus aisé de mesurer les améliorations et les changements positifs apportés par le Message révélé à Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam)...
Les historiens affirment de façon unanime qu'au 6ème siècle après J.C. (avant le début de la mission de Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam)), la femme, dans le monde en général et dans la plupart des sociétés, avait perdu toute sa dignité, son honneur:
Pour certains, elle n'avait pas plus de valeur qu'une vulgaire marchandise, qui pouvait être vendue ou achetée selon le bon vouloir des hommes.
 2 Pour d'autres, la femme était responsable du premier péché.
 3 D'autres encore avaient la conviction qu'elle n'était rien de plus qu'une souillure
 4 Certains en étaient même arrivés à se demander si la femme pouvait être considérée comme un être humain ou non!
 5 Dans la société arabe anté-islamique, la situation de la femme n'était guère meilleure. Allah lui même nous rappelle le comportement des arabes dans le Coran lorsqu'un enfant de sexe féminin voyait le jour dans leur foyer. Il dit:
"Lorsqu'on annonce à l'un d'entre eux la bonne nouvelle (de la naissance) d'une fille, son visage noircit et il suffoque (de colère)."
(Sourate 16 / Verset 58)
Ils ne pouvaient ainsi voir naître chez eux une fille; et si cela arrivait, ils s'empressaient de l'enterrer vivante, comme cela est confirmé par d'autres versets du Saint Coran. (Voir notamment la Sourate 81, l'obscucissement)
Telle était la situation de la femme sur le plan moral. Au niveau juridique, les choses n'étaient point différentes: Les lois en vigueur dans de nombreuses sociétés présentaient des discriminations incompréhensibles entre le traitement réservé aux hommes et aux femmes. Dans certaines communautés religieuses, les fautes étaient punies beaucoup plus sévèrement si elles étaient commises par des femmes
 6 Chez les arabes, la loi du talion était appliquée en cas de meurtre. Mais cela uniquement si la victime était un homme. S'il s'agissait d'une femme, cette loi n'était pas appliquée. (Réf: Commentaires de Ibn Kathîr r.a. pour le verset 178 de la Sourate 2)
Ce ne sont là que quelques modestes exemples, mais qui suffissent amplement à nous éclaircir quant à l'état d'esprit qui dominait à l'époque, dans le monde, à l'égard des femmes.
En gardant cela à l'esprit, venons-en à présent aux changements apportés par l'Islam par rapport au statut des femmes:
Le principal enseignement islamique à l'attention des croyants sur la question de la femme a été, dès l'origine, d'adopter envers elle une attitude de respect, d'estime et de courtoisie, et ce, quelle que soit sa position dans la famille: qu'elle soit une mère ou une fille, qu'elle soit une sœur ou une épouse, l'Islam n'a jamais autorisé que l'on porte atteinte à sa dignité.
En guise de preuves par rapport à ce qui vient d'être affirmé, voici la traduction de quelques versets du Coran et de certains Hadiths.
A propos de la mère
, le Qour'aane dit:
"Votre seigneur a décrété que vous n'adoriez que lui et que vous témoigniez de la bonté envers votre père et votre mère ()"
(Sourate 17 / Verset 23)
Ce verset parle du devoir de bonté envers la mère immédiatement après avoir fait allusion à l'adoration d'Allah seul. La proximité entre ces deux obligations dans le texte coranique n'étant pas dû au hasard, elle montre bien l'importance qu'Allah accorde à ce devoir de bon comportement et de respect.
Il est rapporté dans un Hadith, qu'une fois un Sahâbi qui s'appelait Jâhimah (radhia Allâhou anhou) était venu auprès du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) et lui avait fait part de son intention de participer à une campagne militaire. Il était ainsi venu pour lui demander conseil à ce sujet. Le Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam) lui demanda:
"As-tu encore une mère vivante?"
Après qu'il ait répondu par l'affirmative, le Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam) lui dit:
"Restes auprès d'elle, car le Paradis se trouve à ses pieds."
(Nasaï - Mousnad Ahmad)

Abou Houreïra (radhia Allâhou anhou) rapporte pour sa part: Un homme vint auprès du Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam) et lui demanda
"Qui a le plus droit à ma bonne compagnie ?"
Le Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam) répondit :
"Ta mère, puis ta mère et encore ta mère, ensuite ton père..."
(Mouslim)

Pour ce qui est des vertus que l'Islam reconnaît à la fille, Ibnou Abbas (radhia Allâhou anhou) rapporte un Hadith du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) qui dit:
"Celui qui a eu une fille, qui ne l'a pas enterré vivante
(comme cela se faisait couramment dans la société arabe anté-islamique), ni ne l'a déshonoré et n'a pas non plus donné préférence à ses fils sur elle, Allah le fera entrer au paradis par l'intermédiaire de cette fille."
(Moustadrak Hâkim, Sounan Abou Dâoûd)

Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) dit encore:
"Celui qui fut éprouvé par quelque chose concernant ces filles et qui était ensuite bienfaisant pour elles, celles-ci seront un voile pour lui le protégeant du feu de l'enfer."
(Boukhâri)

Quel contraste entre ce que dit le Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam) et la mentalité qui prévalait auparavant ! Face à cette société arabe où la pratique d'enterrer les filles vivantes était très courante, voici donc le Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam) qui promet le Paradis à celui qui se montre bienveillant envers celles-ci

En ce qui concerne le comportement que doit avoir le croyant à l'égard de sa sur
, citons ce Hadith:
"Celui qui a eu la responsabilité
(d'élever) trois filles ou trois sœurs, a craint Allah (à leur égard) et s'est bien occupé d'elles, celui-ci sera avec moi au Paradis de cette façon - et il fit un signe de l'index et du majeur."
(Silsilat Ahâdîth As Sahîhah)

A propos de l'épouse, il y a un très grand nombre de recommandations qui ont été données aussi bien par le Qour'aane que par le Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam). Le passage du Coran le plus concis et le plus explicite à ce sujet est peut être celui-ci:
"Et comportez-vous avec elles
(vos épouses) d'une manière bienveillante()"
(Sourate 4 / Verset 19)
Le Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam) dit dans un Hadith:
"Le croyant qui a le meilleur caractère et qui est le plus doux envers son épouse compte parmi ceux dont la foi est la plus complète."
(Tirmidhi)

Le Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam) disait encore que "le meilleur d'entre vous est celui qui est le meilleur avec son épouse et Je suis très bon envers mes épouses". (Tirmidhi, Ibn Mâdja)
Une partie de son dernier sermon prononcé à Arafât concernait aussi l'épouse ("Craignez Allah dans votre comportement à l'égard des femmes !" avait-il ordonné alors)
Ces différents versets et traditions expriment de façon très explicite la dignité et l'honneur que l'Islam a reconnu a la femme. Mais ce n'est pas tout Avec cela, l'Islam a aussi rappelé l'égalité de l'homme et de la femme devant Allah pour ce qui est du mérite. Allah dit dans le Coran:
"Ceux qui font de bonnes actions, qu'ils soient hommes ou femmes, à condition qu'ils soient croyants, entreront au paradis ()"
(Sourate 4 / Verset 124)

Dans un autre verset, il est dit:
"En vérité, Je ne perds pas l'oeœuvre de celui qui fait le bien, qu'il soit homme ou femme ()"
(Sourate 3 / Verset 195)


Il est rapporté qu'une fois Oummou Salmah (radhia Allâhou anha) demanda au Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam) la raison pour laquelle Allah ne faisait pas du tout (ou très peu) allusion de façon explicite aux femmes dans le Coran. Elle voulait savoir si cela signifiait que leurs bonnes actions ne seraient point acceptées En réponse à cette question, un verset du Sourate "Ahzâb" (Les coalisés - Sourate 33/ Verset 35) fut révélé (Réf: Tafsir Ibn Kathîr, qui cite le Hadith de Nasaï); un verset dans lequel, après avoir cité différentes catégories d'hommes et de femmes agissant en bien, Allah leur promet à tous le pardon et une grande récompense. Ce qui confirme bien que le critère du mérite auprès d'Allah est la bonne pratique ou l'accomplissement d'une œoeuvre louable, et nullement le fait d'être homme ou femme. On est ici bien loin de l'affirmation émanant de certains dignitaires d'autres religions au sujet de la femme soutenant que celle-ci ne pouvait être admise au paradis tout en restant femme !
 7 L'Islam a par ailleurs reconnu à la femme en général et à l'épouse en particulier des droits très importants. Allah y fait allusion dans phrase concise du Coran, où Il dit:
"Et elles ont des droits équivalents à leurs devoirs.()"
(Sourate 2 / Verset 228)
Les commentateurs du Coran soulignent ici qu'Allah a mentionné d'abord les droits de la femme, avant de mentionner ceux des hommes. Selon eux cette formulation à pour but d'insister sur le fait que ces droits doivent obligatoirement être respectés. Le Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam) confirmait ceci lorsqu'il disait: "Certes, vous avez des droits sur vos épouses tout comme elles ont des droits sur vous"
L'Islam a enfin mis un terme aux multiples injustices dont les femmes étaient victimes au sujet, par exemple, de leur droit de propriété, de la gestion de leurs biens, du mariage, du divorce, de l'héritage etc... Ce sont là autant de domaines où des lois claires et justes ont été énoncées.

Voici donc un aperçu de ce que l'Islam a apporté comme améliorations concernant la femme. Est-il raisonnable alors de prétendre que notre religion n'a en rien contribué à l'émancipation de la femme ? Est-il juste d'accuser l'Islam d'avoir privé la femme de ses droits ? Chacun est libre de répondre de façon objective et selon sa conviction personnelle à ces questions
Néanmoins, il est n'est pas question non plus de nier que les femmes font encore l'objet aujourd'hui, dans de nombreuses sociétés à majorité musulmane, d'abus, de privations, d'injustices... Mais ces pratiques et attitudes relèvent essentiellement des traditions ancestrales qui sont toujours tenaces dans les dites sociétés, d'autant plus qu'elles sont souvent justifiées par des lectures erronées ou des interprétations fallacieuses des références islamiques
Il incombe donc à tous les musulmans de revenir vers les enseignements originels du Message Révélé au Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam), et d'y puiser la force et le courage de lutter, à l'instar de ce qu'avait fait le Prophète Mouhammed (sallallâhou alayhi wa sallam), contre le poids des traditions
Qu'Allah nous guide tous vers Son agrément et nous éclaire sur la beauté de notre religion, l'Islam.
Âmine.
Wa Allâhou A'lam !

Et Dieu est Plus Savant !


" Tu l'as dit : ALLAH existe "



Un homme entra dans un salon de coiffure pour se faire couper les cheveux et
tailler sa barbe comme il le faisait régulièrement. Il entama la
conversation avec le barbier coiffeur. Ils discutèrent de sujets nombreux et
variés.
Soudain, ils abordèrent le sujet d'ALLAH. Le barbier dit :
" Écoute, je ne crois pas qu'ALLAH existe comme tu le dis. "
" Pourquoi dis-tu cela? " répondit le client.
" Bien, c'est facile, tu n'as qu'à sortir dans la rue pour comprendre
qu'Allah n'existe pas. Dis-moi, si ALLAH existait, y aurait-il tant de gens
malades? Y aurait-il tant d'enfants abandonnés? Si ALLAH existait, il n'y
aurait pas de souffrance ni de peine. Je ne peux penser à un ALLAH qui
permet toutes ces choses. "
Le client s'arrêta un moment pour penser mais il ne voulut pas répondre pour
éviter tout confrontation. Le barbier termina son travail et le client
sortit du salon. Tout de suite après sa sortie, il vit un homme dans la rue
avec de longs cheveux et une barbe (il semblait bien qu'il avait été comme
ça longtemps sans s'être occupé de lui-même car il avait l'air vraiment
négligé).
Le client retourna donc dans le salon et dit au barbier: " Tu sais quoi?
Les barbiers n'existent pas. "
" Comment ça, les barbiers n'existent pas?" demanda le barbier. " Ne
suis-je pas ici et ne suis-je pas un barbier moi-même? "
" Non! " s'écria le client. " Ils n'existent pas parce que s'ils existaient,
il n'y aurait pas de gens avec de longs cheveux et la barbe longue comme cet
homme qui marche dans la rue. "
" Ah, les barbiers existent. Ce qui arrive, c'est que les gens ne viennent
pas à moi."
" Exactement! " affirma le client. " Tu l'as dit : ALLAH existe. Ce qui
arrive c'est que les gens ne vont pas vers LUI et ne LE cherche pas, c'est

pourquoi il y a tant de souffrance dans le monde. "


Les trois filtres de la sagesse



Il était une fois, à l'époque des califes abbassides, dans la capitale
musulmane Bagdad, un grand savant connu pour sa sagesse. Cet homme avait
passé sa vie à étudier le Coran et les paroles du Prophète et il était très
pieux.
Jamais on ne l'entendait dire du mal de quelqu'un, se moquer des autres ni
répéter des paroles inutiles.

Tout le monde l'aimait, car il avait toujours une parole gentille ou un
sourire pour les gens qu'il rencontrait, et il était toujours prêt à aider
les autres.

Un jour, l'un de ses voisins vint le trouver : As-salamou alaykoum ! Wa
alaykoum as-salam wa-rahmatou llahi wa-barakatouhou, répondit le savant.

Sais-tu ce qu'on vient de me dire à propos de ton ami Abdallah ? poursuivit
le voisin.

Attends un peu, répliqua le savant. Je vois que tu brûles d'envie de me dire
quelque chose. Mais avant que tu me le dises, j'aimerais te faire passer un
petit test. Cela s'appelle le test des trois filtres.

Des trois filtres ? s'étonna le voisin.

Exactement, poursuivit le savant. Avant que tu ne me parles de mon ami, ce
serait une bonne idée de prendre le temps de filtrer ce que tu comptes me
dire. Nous allons faire passer ce que tu voulais me dire dans trois filtres
: ce qui en restera, tu pourras me le dire. C'est pourquoi j'appelle cela le
test des trois filtres. Tu es prêt ?

Oui, répondit l'homme, de plus en plus étonné. (En effet, quand il bavardait
avec ses voisins, il n'avait pas l'habitude de prendre tant de précautions).

Commençons, dit le savant. Le premier filtre est celui de la vérité. As-tu
bien vérifié que ce que tu veux me dire est vrai ?









Non, répondit l'homme. En fait on vient juste de me le raconter et.

Bien, dit le savant. Donc, tu n'es pas du tout sûr que ce soit vrai. Le
filtre de la vérité n'a pas gardé ce que tu voulais me dire. Essayons
maintenant le second filtre, celui du bien. Est-ce que ce que tu voulais me
dire sur mon ami est quelque chose de bien ?
Euh, non, au contraire.




Ah, poursuivit le savant. Donc tu voulais me dire quelque chose de mal sur
mon ami, mais tu n'es pas certain que ce soit vrai. Je ne sais pas si je
vais pouvoir t'écouter.Mais peut être que tu réussiras quand même le test,
car il reste encore un filtre : le filtre de l'utilité. Si tu me dis ce que
tu voulais me dire sur mon ami, est-ce que cela me sera utile ?
Euh bien.non, pas vraiment.


Alors, conclut le savant, si ce que tu voulais me dire n'est pas vrai, n'est
pas bien et n'est même pas utile, ce n'est pas la peine de me le dire, tu ne
crois pas ? Les paroles peuvent faire beaucoup de mal, et il ne faut pas les
répandre n'importe comment. Une parole qui n'est ni vraie, ni bonne ni utile
ne vaut pas la peine d'être dite. Alors avant de te dire quelque chose, ou
de répéter ce qu'on t'a raconté, n'oublie pas de soumettre tes paroles au
test des trois filtres ! Cela t'évitera certainement des péchés. Allah nous
dit dans le Coran :

«Ô vous qui croyez ! Ne vous moquez pas les uns des autres, car il se peut
que ceux-ci soient meilleurs que ceux-là. Que les femmes ne se moquent pas
les unes des autres, car il se peut que celles-ci soient meilleures que
celles-là. Ne vous calomniez pas les uns les autres, et ne vous donnez pas
de sobriquets injurieux. Quel vilain mot que « perversion », quand on a déjà
la foi. Ceux qui ne se repentent pas, voilà les injustes.»(Sourate 49,
verset 11)

Le voisin, un peu confus, rentra chez lui et réfléchit longuement aux
paroles du savant. Depuis ce jour, il étonna ses voisins en cessant
d'écouter les bavardages inutiles, et en demandant à ceux qui voulaient lui
raconter quelque chose :

« Attends un peu, ce que tu vas me dire, est-ce que c'est vrai ? est-ce que
c'est bien ? est-ce que c'est utile ? ». Et c'est ainsi que cet homme, dont
les gens avaient l'habitude de se méfier à cause de sa mauvaise langue,


devint aimé et respecté de tous.